Petite histoire de la naissance du violon

Etude de Raphaël pour l'Apollon : on distingue sous son coude gauche l'instrument objet de l'étude, de la famille du violon.

Le violon est né au début du XVIème siècle, quelque part en Europe. Différents théories existent à ce sujet, certains musicologues placent son origine dans l'Allemagne du sud, en Espagne, en France, ou plus probablement en Italie.

La réalité est certainement tissée de ces multiples influences, comme en témoignent diverses oeuvres d'art, essentiellement des peintures. On connait, de cette époque, divers noms de luthiers : en Allemagne du sud, à Füssen, la famille Tieffenbrucker a produit des luthiers qui sont partis en Italie, puis en France. Gaspar Duiffoprugcar (= Tieffenbruker) qui est venu s'installer à Lyon vers 1533, pourrait avoir été l'un des premiers fabricants de violons français.

Quoiqu'il en soit, la lutherie moderne nait avec Andrea Amati, vers 1505, à Crémone, petite ville italienne de la plaine du Po. Fournisseurs des rois, il fonde une dynastie de luthiers qui va répandre la réputation de cette ville dans tout le monde connu : Antonio et Girolamo Amati, ses fils, puis Nicolo Amati son petit-fils. Nicolo va ensuite former bon nombre de luthiers de talent, dont Antonio Stradivari, Andrea Guarneri, Paolo Grancino et bien d'autres.

En France, la lutherie s'est développée essentiellement dans deux endroits : les villes de Paris et de Mirecourt. A Paris, dès le 17e siècle, on voit fleurir des noms tels que Pierray, Bocquay, Castagneri, Salomon, et tant d'autres ! Mirecourt, dans les Vosges, a vu naître les plus prestigieux luthiers du 19è siècle : les familles Vuillaume, Chanot, Voirin, Bazin, Collin y ont leurs racines. Aujourd'hui, l'école Nationale de lutherie est implantée à Mirecourt (voir la page des liens).

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